LE TRANSPORT PAR LA MER,
C’EST MIEUX POUR LA TERRE

Saviez-vous que 99% des bananes sont transportées par bateau ? Le transport en bateau consomme en moyenne 2,5 fois moins de CO2 que le transport routier et environ 20 fois moins que le transport en avion (source ADEME).

LA BANANE, UN FRUIT TROPICAL DISPONIBLE TOUTE L’ANNÉE !

Le bananier est une plante tropicale qui a besoin de chaleur (25 à 40 degrés) et d’un climat alternant pluies et fort ensoleillement. Un bananier pousse toute l’année, les fruits sont récoltés et exportés toute l’année. Il n’y a donc pas de « saison » ou de « contre-saison » pour la banane, c’est un fruit du soleil avec lequel on peut se régaler 365 jours par an !

En France :
3 grandes origines approvisionnent le marché français ; les proportions varient selon les années, en fonction notamment des aléas climatiques en zone de production (cyclones, sécheresse…) :






LA CAVENDISH, LA PLUS CONSOMMÉE DES BANANES, EXCLUSIVEMENT ACHEMINÉE PAR BATEAU


Si l’on dénombre plus de 1 200 cultivars de bananes à travers le monde, avec environ 1 000 variétés comestibles, celles que l’on consomme le plus en France sont les bananes Cavendish : 99% des bananes consommées en France ! Représentant 59% de la production mondiale, la Cavendish est la banane dessert la plus exportée vers l’Europe et l’Amérique du Nord. Elle est acheminée vers ses pays de destination exclusivement par voie maritime. En zone de production, les bananes sont conditionnées dans des cartons, puis palettisées et placées dans des conteneurs.
Le transport maritime est extrêmement optimisé, les conteneurs sont entièrement remplis, pour réduire à la fois les coûts et l’impact environnemental. À destination de la France, le temps de transport en bateau varie de 7 jours à 3 semaines selon le pays d’origine. La banane étant transportée verte (non mûre), le transport des bananes n’est pas une « course contre la montre ».




Le bateau, un moyen de transport plus économe en CO2 que le transport routier et l’avion

Les bananes sont transportées quasi-exclusivement par bateau. Le transport maritime est 2,5 fois moins générateur de CO2 (dioxyde de carbone) que le transport routier et 20 fois moins que le transport aérien.




UNE CONSERVATION OPTIMALE DURANT LE TRANSPORT, AVEC UNE SIMPLE RÉFRIGÉRATION À 13 DEGRÉS

La banane est un fruit fragile, qui ne peut être transporté mûr. Les bananes sont ainsi récoltées puis transportées au stade vert (non mûres). Cela est rendu possible par le caractère climactérique de la banane : c’est un fruit qui continue à mûrir une fois récolté.
Durant le transport en bateau, les bananes sont « endormies » grâce à un simple abaissement de la température à 12-13°C. Cette conservation à température modérée permet de bloquer naturellement le processus de maturation et de respecter la qualité intrinsèque du fruit. Elle permet également de limiter la consommation d’énergie par rapport à d’autres fruits (pommes, kiwis, agrumes) qui peuvent être conservés à basse température et sur une longue durée avant leur commercialisation (plusieurs semaines à plusieurs mois).



Saviez-vous que la banane ne descend jamais à moins de 12°C en température de conservation ?
La banane est un fruit climactérique : elle continue de mûrir après la récolte. Afin de bloquer ce processus de maturation durant le transport, les bananes sont simplement conservées vertes à une température d’environ 12-13 degrés.



EN FRANCE, DES DISTANCES
RÉDUITES ENTRE LES PORTS ET LES
LIEUX DE CONSOMMATION

À leur arrivée au port, les bananes sont transportées vers des mûrisseries, dernière étape avant leur commercialisation : les bananes doivent mûrir pour être consommables. Là encore, la logistique est optimisée dans une logique à la fois économique et environnementale : sur tout le territoire français, les mûrisseries ont été positionnées près des zones de consommation, et sont approvisionnées par les ports d’arrivée les plus proches.




LE PLUS SOUVENT, DES BATEAUX CHARGÉS EN BANANE POUR NE PAS REVENIR À VIDE

L’immense majorité du transport de bananes s’effectue sur des bateaux qui, à l’aller, apportent aux pays producteurs de bananes, des produits de première nécessité et des biens de consommation (bois de construction, automobile, produits alimentaires…) nécessaires à la vie courante et à leur développement économique. Ces porte-conteneurs transportent au retour des bananes, tout ou partiellement. Ce retour, qui ne se fait jamais à vide, permet d’optimiser les échanges d’un point de vue économique mais aussi environnemental.




LE SECTEUR MARITIME SE MET AU VERT

Le secteur maritime connait aujourd’hui une évolution vertueuse, en multipliant les efforts pour réduire son impact environnemental.
Concernant les carburants, la réglementation a déjà évolué : depuis le 1er janvier 2020, la nouvelle Réglementation « Low Sulphur », mise en place par l’OMI (Organisation Maritime Internationale, institution spécialisée des Nations Unies), impose à tous les navires de fret de réduire de 85% la teneur maximale de soufre dans le fioul maritime, pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre (GES). Les compagnies maritimes travaillent également sur la régulation de la vitesse des bateaux.




Les nouveaux bateaux fonctionnant au GNL (Gaz Naturel Liquéfié) sont sûrement une piste d’avenir pour remplacer les bateaux au fioul, même si cela implique de renouveler complètement la flotte (les bateaux ne sont pas adaptables au GNL) et représente donc des investissements techniques et financiers conséquents.
Concernant les conteneurs, les compagnies renouvellent progressivement leur parc pour des conteneurs nouvelle génération à basse consommation d’énergie.
Enfin, au niveau international, l’OMI a adopté en 2018 une stratégie de réduction des émissions de GES, avec deux objectifs :

- D’une part, réduire les émissions de CO2 par activité de transport d’au moins 40% d’ici 2030, et poursuivre les efforts en vue d’atteindre 70% d’ici 2050, par rapport à 2008.
- D’autre part, réduire le volume total des émissions de GES annuelles d’au moins 50% en 2050 par rapport à 2008.




La banane, un fruit à l’impact environnemental modéré

Comme tous les fruits et légumes frais, la banane a un impact environnemental modéré. Les données Agribalyse* de l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) situent ainsi la banane à un niveau intermédiaire entre la pomme et la pêche, et à un niveau bien plus bas que nombre de produits alimentaires correspondant à un même usage de consommation (petit-déjeuner, snacking, dessert) ou que des produits courants importés (chocolat, café…).

* : L’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) publie une base de données nommée Agribalyse, qui est la base de données environnementales de référence pour les produits agricoles et alimentaires. Ces données sont fondées sur la méthode de l’analyse du cycle de vie des produits, incluant toutes les étapes de la vie du produit, du champ à l’assiette. Quatorze indicateurs d’impacts environnementaux (climat, eau, air, sol…) sont définis pour chaque produit. Ces 14 indicateurs sont agrégés pour sous la forme d’un indicateur unique : le score environnemental. La banane a un score environnemental de 0,26, situé entre la pomme et la pêche. En comparaison, le score environnemental d’un yaourt aux fruits est de 0,35 ; 0,45 pour un biscuit sec nature ; 1,28 pour du chocolat au lait.

Crédits photo : Shutterstock / ©FreshDelMonte / ©ORSERO group / ©UGPBAN / ©Banagrumes

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